Exo Mars 2018 : notre équipe toujours dans la course !


Oxia Planum, ESA/DLR/FU Berlin & NASA MGS MOLA Science Team
Oxia Planum, ESA/DLR/FU Berlin & NASA MGS MOLA Science Team

C’est officiel : le site d’atterrissage proposé par l’équipe e-Mars pour la mission européenne Exo Mars 2018 fait partie des quatre finalistes internationaux.

C’était dans l’air et la géologue Cathy Quantin-Nataf l’avait raconté sur Sciences pour Tous. C’est désormais officiel : l’Agence spatiale européenne (ESA) vient de rendre publics les quatre sites d’atterrissage candidats à la mission d’exploration martienne Exo Mars 2018.

Après quelques mois de suspens dus à la situation internationale (Exo Mars 2018 est une collaboration avec l’agence spatiale russe Roscosmos et le rover d’exploration est assemblé en Russie), l’agence a confirmé le lancement de la mission en mai 2018, avec une arrivée du rover sur la planète rouge en janvier 2019. Objectif : en savoir plus sur la présence de vie sur la planète rouge.

Depuis 2013, un appel à site d’atterrissage est en cours. Des équipes de recherche du monde entier ont proposé des zones sur lesquelles Exo Mars 2018 serait susceptible de se poser. Elles doivent répondre à un cahier des charges très précis : un site plat sur un rayon d’au moins 100 kilomètres, présentant des points d’intérêt nombreux car le rover ne peut se déplacer que de deux kilomètres, à basse altitude pour assurer le freinage du rover avant son atterrissage et proche de l’équateur où les températures sont plus clémentes pour que les appareils puissent fonctionner (la température moyenne de mars est – 70°).

Aucun endroit connu ne remplissait tous ces critères. Le site repéré et proposé par l’équipe e-mars de Cathy Quantin-Nataf, une grande plaine nommée Oxia Planum, faisait partie du “top 4” des sites retenu fin mars 2014 par l’ESA. Pour les équipes, l’enjeu est de taille : toutes celles dont la proposition a été pré-sélectionnées auront accès aux données récoltées par le rover, une véritable manne scientifique.
Le « grand oral » aura lieu en décembre : les quatre équipes finalistes viendront défendre leur proposition devant un comité scientifique composé de chercheurs et ingénieurs participant à la mission. « En attendant, le lobbying est lancé vis a vis des différents pays ! Et nous continuons à croire très fort à Oxia Planum« , conclut Cathy Quantin-Nataf.

Un article de Cléo Schweyer


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