Revue de Net : une bonne nouvelle, une mauvaise et (encore) de la data


@ Adèle Bailly

C’est lundi, c’est clicologie !

(Au cas où vous auriez d’autres activités nocturnes que chasser l’éclipse de Lune, voici ce que vous avez raté hier soir.)

Vous préférez commencer par la bonne nouvelle ou par la mauvaise ? Aller, dans l’ordre (ou le désordre) : la bonne nouvelle, c’est que le triangle des Bermudes n’existe pas. Ou plus exactement, ce qui n’existe pas c’est une mystérieuse zone du globe où auraient lieu disparitions inexpliquées et phénomènes paranormaux. Point de monstres marins au large de la Floride donc mais… de l’hydrate de méthane. Tant pis pour la poésie, tant mieux pour votre prochain tour du monde en voilier !

Maintenant, la mauvaise nouvelle : les dauphins sont des pourris. Alors qu’on leur donnerait le Bon Dieu sans confession avec leur demi-sourire et leur petits bruits mignons, voilà qu’on apprend qu’ils sont brutaux et qu’en plus ils se droguent ! Merci Loïc Mangin pour avoir sauté à pieds joints sur mes rêves d’enfants avant de les jeter aux goélands.

Quelqu’un qui doit avoir l’esprit du dauphin chevillé au corps, c’est Martin Shkreli, président de la compagnie pharmaceutique Turing Pharmaceuticals. L’entreprise vient d’augmenter de 5400% le prix d’un médicament  utilisé notamment par les malades du SIDA, le tout sans transpirer une goutte puisque eh, c’est le prix que ça vaut (pourquoi a-t-il été à bas prix pendant les 62 ans qui ont précédé ? c’est la question que tout le monde se pose). Il semblerait que cette stratégie d’augmentation des prix d’une « vieille » molécule ne soit malheureusement pas un cas isolé… Et ça, ce n’est vraiment pas très sympa.

Data #1 : Ce n’est pas franchement la surprise du siècle mais il fallait un travail solide pour étayer notre intuition à tous : oui, nos tweet « trahissent » notre orientation politique.

Data #2 : Plus brillant encore, la biologiste Ariane Cease a découvert de possibles solutions à cette plaie que sont les nuages de sauterelles, qui réduisent régulièrement à néant les récoltes africaines. Les questions étaient : pourquoi, et comment s’en protéger ? La chercheuse a trouvé la réponse dans le croisement de données. 

Une petite inquiétude : il semblerait que les chercheurs passent désormais de plus en plus régulièrement par la presse, plutôt que par les revues à comité de lecture, pour rendre publiques leurs découvertes. Mais les journalistes, qui travaillent eux-mêmes dans l’urgence, sont-ils à même de jouer le rôle de reviewers ?

Syndrome d’Alice aux pays des merveilles, complexe de Médée…. quand la médecine s’inspire de la littérature.

Et on termine pas un insoutenable (pour de vrai) suspens : la tombe de Néfertiti, mythique mère du pharaon Toutankhamon, se tient-elle vraiment aux côtés de celle de son fils disparu à l’âge de 19 ans ? Réponse le 1er octobre…

D’ici là, bonne semaine !


Un article de Cléo Schweyer


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