Revue de Net : regardez ce qu’on a trouvé !


@ Adèle Bailly

C’est lundi, c’est clicologie ! 

Je ne sais pas si c’est un effet d’optique dû à la rentrée (par contraste avec la torpeur du mois d’août), mais ces derniers temps il semble que chaque jour apporte une découverte qui va révolutionner notre vision du monde / de la science.

Une équipe sud-africaine a ainsi annoncé rien moins que la découverte d’un nouvel hominidé, Homo Naledi, et va jusqu’à suggérer qu’il aurait inhumé ses morts. Une découverte qui laisse sceptique une partie de la communauté scientifique.

©Photographie National Geographic- Mark Thiessen

©Photographie National Geographic- Mark Thiessen

Toujours dans la catégorie « histoire du vivant », le permafrost de Sibérie continue de livrer ses secrets (merci (?) le réchauffement climatique) et accessoirement ses virus géants. Mollivirus (baptisé ainsi parce qu’il apparaît tout mou au microscope, dixit ses découvreurs) est une nouvelle trouvaille de Catherine Abergel et Jean-Michel Claverie. Géant car, comme les autres spécimens de sa famille, il est visible au microscope et possède un grand nombre de gènes. Compte-tenu de ce qu’on trouve dans son sous-sol, peut-être que l’ouverture de routes maritimes en Sibérie n’est pas une idée si brillante que ça ?

© IGS CNRS/AMU Microscopie électronique à balayage des particules des 4 familles de virus géants

© IGS CNRS/AMU Microscopie électronique à balayage des particules des 4 familles de virus géants

Dans la catégorie « histoire de l’Univers », des chercheurs travaillant en Suisse sur le Grand collisionneur de hadrons pensent avoir identifié l’état dans lequel se trouvait la matière immédiatement après le Big-Bang, en observant le « plus petit plasma quark-gluon » jamais vu.

Pluton donne des nuits blanches (de joie) (et aussi un peu de perplexité) aux équipes de la Nasa : New Horizon ne cesse d’envoyer d’incroyables images hautes résolutions de sa surface (une très belle version mosaïque est visible sur le blog Autour du Ciel, n’hésitez pas à zoomer !), qui révèle une diversité géologique inédite dans le système solaire. Comme si ça ne suffisait pas, on le soupçonne maintenant de dissimuler une « Planète X », ce qui serait une explication invisible mais convaincante à la manière dont bougent les objets très éloignés du Soleil.

Oh, et sinon un jeune chercheur de l’université canadienne McGill, Ian  Hatton, vient juste de révéler une nouvelle loi de la nature permettant d’expliquer pourquoi les prédateurs ne sont pas plus nombreux chez les animaux. Premier élément de réponse : d’après le modèle mathématique qu’il a découvert, plus y a de proies, et plus le nombre de prédateurs augmente lentement. Idem côté proies : moins il y a de prédateurs, et moins leur population s’accroît vite…

Et j’ai gardé le plus renversant pour la fin : dans une file d’attente, il faudrait servir les derniers en premier pour maximiser l’efficacité de la distribution. Est-ce que les gens qui se mettent devant la porte du train 30 minutes avant l’arrivée pourraient s’en inspirer, s’il-vous-plaît ?

Merci, et bonne semaine !

 

 


Un article de Cléo Schweyer


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