Revue de Net : Candy Crush, les neurones miroirs et l’oubli


C’est lundi, c’est clicologie !

Nous ouvrons cette Semaine des mathématiques par un mea culpa : non, Candy Crush Saga n’est pas un jeu vidéo ridicule, c’est un problème NP-complet. Toby Walsh, de l’Université de Nouvelles-Galles du Sud (Australie), vient de publier une étude démontrant que ce jeu s’apparente à la catégorie la plus complexe de « problèmes de décision ». Un problème de décision est une question mathématique dont la solution est soit oui soit non. La branche des maths appelée informatique théorique associe à la question posée un algorithme renvoyant une solution. Mais vue la difficulté des problèmes NP-complets, les algorithmes connus pour les résoudre sont inexploitables. Les 93 millions de personnes s’adonnant chaque jour à Candy Crush vont-elles permettre de surmonter cette difficulté ? Par exemple si les chercheurs cachent de vrais problèmes NP-complets dans le jeu ?

Les autres humains constituent souvent un problème de type NP-complet. Heureusement, nous disposons de neurones miroirs pour les résoudre, comme le rappelle cet article paru sur le blog de Thinkovery. L’empathie, un phénomène biologique ?

Vivre 500 ans est un rêve désormais (presque) accessible. En modifiant le métabolisme génétique d’un ver, des scientifiques américains sont parvenus à quintupler son espérance de vie, rapporte le quotidien belge Le Vif. L’équivalent supposé de cinq siècles de vie humaine.

Pour retrouver un peu de sérénité, rien de tel que l’oubli. C’est ce que suggère cette étude d’une équipe de l’Université de Bâle parue dans Cell, mettant en évidence l’oubli comme processus neuronal actif. La protéine Musashi empêcherait la stabilisation des synapses, à l’inverse de la protéine adducine qui favorise leur croissance et donc la mémorisation. Une découverte offrant une piste intéressante pour le traitement de la maladie d’Alzheimer.

Reste cet amas d’étoiles qui nous fonce actuellement dessus à plus de 1000 km / seconde. Heureusement qu’il se trouve à 54 millions d’années-lumière, précise Passeur de science. Ce qui nous laisse environ 16 milliards d’années pour nous retourner…

 

 


Un article de Cléo Schweyer


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