C’est lundi, c’est clicologie !

Comme souvent, on commence avec une question existentielle (pourquoi est-ce que je vous inflige ça ? parce je peux) : la science doit-elle être fun ? Marco Zito s’interroge dans les pages sciences du quotidien Le Monde : de plus en plus, scientifiques et médiateurs sont invités à parler de science et de recherche à travers des BD, des petits films amusants, voire des sketchs… A l’image de Ma thèse en 180 secondes, dont la gagnante a récemment alerté sur la situation difficile des jeunes chercheurs. Et dans une tribune publiée là encore dans Le Monde, le neurobiologiste Yehezkel Ben-Ari n’hésite pas à mettre en tête de ses « sept plaies de la recherche » la « mode » et le « court-terme »… Bref, la connaissance est-elle soluble dans la société du spectacle ?

Un billet de blog publié sur Mediapart et reprenant une info parue en juin dans le quotidien britannique The Gardian met en lumière le projet Minerve, lancé par le Pentagone en 2008 (on rappelle que le Pentagone est, aux Etats-Unis, une sorte de super-ministère de la Défense).  Le projet Minerve finance des recherches en sciences sociales pour, je cite, « améliorer la compréhension par le Département de la Défense des forces sociales, culturelles, comportementales et politiques qui façonnent les régions du monde ayant une importance stratégique pour les Etats-Unis« . Les auteurs des deux articles cités ici y voient une militarisation des sciences sociales pour mieux manipuler les populations civiles…

Les sciences sociales suscitent souvent une telle méfiance. Dernier exemple en date : l’étude de psychologie sociale portant sur les émotions des utilisateurs de Facebook. Les 698 003 personnes étudiées n’avaient pas donné leur accord et la publication des résultats a déclenché une vague d’indignation (voir les commentaires sur la page de la revue PNAS).

Une information très jeanpierrepernesque : saviez-vous que les fruits sur nos marchés sont de plus en plus uniformes, fermes et sucrés ?

Pan sur le bec : les deux exoplanètes « semblables à la Terre » et « découvertes » en 2010  n’étaient en réalité qu’illusion.

Quand les volcans répondent aux séismes.

Le Grunion, ce poisson qui se reproduit sur la terre ferme

Et pour finir, une carte du ciel en temps réel pour observer Mars, Vénus, Saturne et Mercure dans le ciel de juillet.

Bonne semaine !

Cléo Schweyer

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Laborantine en chef

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