Aller au contenu

Maladie d’Alzheimer : que savoir, que craindre, qu’espérer ?

Date/Heure : Ven. 13/01/2023
de 18h30 à 20h30

Lieu : médiathèque du Bachut


Première conférence du cycle « Quand le cerveau vieillit », animée par Bernard Croisile, neurologue aux hospices civils de Lyon.

La maladie d’Alzheimer est la plus fréquente des maladies neurodégénératives. En France, elle représente environ 800 000 cas parmi le million de personnes atteintes d’un trouble neuro-cognitif majeur. Les formes héréditaires sont exceptionnelles, environ 1 000 cas. Le principal facteur de risque est l’avancée en âge, pouvant représenter jusqu’à 30 à 40 % des personnes de 95 ans. La maladie d’Alzheimer combine des troubles cognitifs (mémoire, langage, attention, raisonnement, jugement…) et des troubles psycho-comportementaux (apathie, dépression, irritabilité, hallucinations…), l’ensemble entraînant une restriction progressive de l’autonomie des patients.

Le diagnostic de certitude repose sur l’autopsie. En consultation mémoire, le diagnostic repose sur l’analyse minutieuse des plaintes des patients et surtout de leur entourage car les patients ont tendance à sous-estimer voire nier leurs difficultés. Un bilan neuropsychologique recherche une altération des fonctions cognitives, en premier lieu la mémoire. L’IRM cérébrale ne permet pas de faire le diagnostic de maladie d’Alzheimer, mais élimine d’autres causes de troubles cognitifs, évalue l’importance de lésions vasculaires associées et peut retrouver une atrophie des régions hippocampiques ; cette atrophie peut être absente chez d’authentiques patients ou s’observer chez des personnes normales ou dans d’autres maladies neurodégénératives. Dans les cas jeunes ou atypiques, une ponction lombaire permet de retrouver des biomarqueurs anormaux caractéristiques de la forme biologique de maladie d’Alzheimer. 

Des traitements permettent de ralentir l’évolution de la maladie en retardant l’apparition des troubles psycho-comportementaux et en repoussant l’entrée en institution. Tout un réseau d’aides a pour but de permettre un maintien à domicile dans de bonnes conditions. La recherche thérapeutique essaye de développer des substances (le plus souvent par immunothérapie) afin d’agir contre les processus amyloïdes en partie responsables de la maladie. Enfin, des actions préventives (régime alimentaire de type méditerranéen, exercice physique, traitement des facteurs de risque cardio-vasculaires, activités cognitives riches et variées) ont permis de réduire l’incidence de la maladie d’Alzheimer dans les pays occidentaux.


Dans ce cycle de conférences, nous étudierons ce qui se passe dans notre cerveau lorsque des états pathologiques s’installent au cours du vieillissement. Nous analyserons la part du normal et celle du pathologique dans des processus cognitifs, moteurs et sensoriels. Nous verrons aussi différentes approches thérapeutiques non-médicamenteuses permettant de bien vieillir.

 

Médiathèque du Bachut
2 place du 11 novembre 1918, 69007 Lyon

Entrée sur réservation – complet

Entrée gratuite pour les étudiants et personnels de l’Université Lyon 1
Pour les personnes extérieures, une adhésion à 85 euros l’année vous donne accès à l’ensemble de la programmation de l’Université Ouverte.