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LES MALADIES DU FOIE

Édito : pour une médecine durable en hépatologie

Édito : pour une médecine durable en hépatologie

Les maladies chroniques du foie (MCF) constituent une menace sanitaire majeure dans le monde, y compris en Europe. Elles touchent plus de 1,5 milliard de personnes dans le monde : les infections chroniques par les virus des hépatites restent un fléau avec 58 millions de personnes infectées par le virus de l’hépatite C (VHC) et 300 millions par le virus de l’hépatite B (VHB) ; 10 % de la population est exposée à un risque de maladie du foie liée à l’alcool en raison d’une consommation excessive d’alcool ; en raison de l’augmentation continue de l’obésité et du syndrome métabolique, 25 % de la population présente une stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD). Les maladies chroniques du foie sont responsables de plus de 2 millions de décès par an dus aux complications de la cirrhose du foie (maladie du foie en phase terminale (MFPT) et carcinome hépatocellulaire (CHC)). Le CHC se classe au 6ème rang mondial pour la prévalence de cancer et au 4ème rang pour la mortalité par cancer. Malgré l’amélioration de la prise en charge des MCF, la transplantation hépatique reste une indication majeure pour les patients atteints de MFPT ou de CHC. Cependant, l’accès à la transplantation et l’amélioration de la disponibilité des greffons restent difficiles. Dans l’ensemble, ces maladies chroniques ont un impact majeur sur la santé publique et l’économie, puisque les coûts de santé individuels sont estimés être multipliés par 4.

L’univers de l’hépatologie est en plein changement en raison de la disponibilité d’un traitement curatif du VHC et de thérapies (uniquement) suppressives à vie pour l’infection chronique par le VHB, de la consommation malsaine d’alcool de plus en plus répandue, de l’épidémie d’obésité et des maladies du foie non diagnostiquées ou non traitées dans les populations migrantes ou précaires. Par conséquent, l’hépatologie est confrontée à une épidémie imminente, dans laquelle les inégalités socio-économiques et sanitaires se combinent pour affecter négativement la prévalence des maladies du foie, les résultats des traitements et les possibilités de recevoir des soins.

L’étude des maladies du foie depuis la caractérisation fonctionnelle des dommages moléculaires, des dysfonctionnements métaboliques et immunitaires, qui conduisent à l’inflammation chronique, à la fibrose hépatique et au développement du cancer sont des données essentielles pour le développement de nouveaux biomarqueurs et de nouvelles thérapies. La promotion de stratégies curatives efficaces, une optimisation des parcours de soins cliniques et de la prise en charge, des procédures de diagnostic innovantes aux nouvelles thérapies, devra répondre à plusieurs défis en santé publique, éthique, sciences humaines et sociales et économie de la santé.

Dans le monde, il existe plusieurs centres d’hépatologie clinique ou laboratoires de recherche qui s’intéressent aux maladies du foie, mais très peu ont intégré toutes les composantes de la recherche et des soins. Pour relever les défis futurs de la prise en charge globale de ces maladies dans le contexte d’un domaine en pleine expansion et évolution, il sera essentiel d’intégrer la recherche fondamentale, translationnelle et clinique de pointe pour évaluer de nouvelles thérapies et établir de nouvelles normes de soins pour les patients atteints de MCF. L’institut d’Hépatologie de Lyon vise à relever le défi de transférer l’innovation scientifique et technologique vers l’innovation diagnostique et thérapeutique vers un nouveau paradigme de gestion clinique et de trajectoires de soins avec un objectif global de médecine de précision durable pour tous les patients atteints de maladies du foie.

Un dossier réalisé par l’Université Claude Bernard Lyon 1 en partenariat avec les Hospices civils de Lyon

L’émergence de l’axe hépatologie à Lyon repose sur un solide historique sur les hépatites virales, mais aussi sur des expertises de niveau international sur les maladies métaboliques (maladie du foie gras), les pathologies alcooliques, les cancers, la transplantation hépatique… Les équipes cliniques associées aux chercheurs de l’université Claude Bernard Lyon 1 travaillent main dans la main pour proposer des solutions innovantes et optimisées pour chaque patient, adulte et enfant, des HCL. L’intégration de la recherche et des soins d’excellence permet une prise en charge unique pour toutes les pathologies du foie.

Un dossier réalisé par l’Université Claude Bernard Lyon 1 en partenariat avec les Hospices civils de Lyon

L’émergence de l’axe hépatologie à Lyon repose sur un solide historique sur les hépatites virales, mais aussi sur des expertises de niveau international sur les maladies métaboliques (maladie du foie gras), les pathologies alcooliques, les cancers, la transplantation hépatique… Les équipes cliniques associées aux chercheurs de l’université Claude Bernard Lyon 1 travaillent main dans la main pour proposer des solutions innovantes et optimisées pour chaque patient, adulte et enfant, des HCL. L’intégration de la recherche et des soins d’excellence permet une prise en charge unique pour toutes les pathologies du foie.

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